Le monde agricole dans une impasse ?
La Commission sur l'avenir de l'agriculture et de l'agroalimentaire québécois (CAAAQ) a remis son rapport. Ouf. Un gros coup de poing. Une brique de 274 pages qui ne fait pas dans la dentelle. Il faut agir sinon c'est la catastrophe. L'avenir est sombre, très sombre. Un coup de poignard si on s'appelle l'UPA. Il semble que l'organisme ne satisfasse pas l'ensemble des agriculteurs. Le rapport préconise la fin de son monopole.
D'ailleurs, la première réaction de l'organisme n'a pas tardé.. "Si, à certains égards, le rapport de la Commission présente une vision de développement pour l'agriculture et l'agroalimentaire, à d'autres égards, il propose souvent des moyens qui ne seront pas à la hauteur du chantier proposé et qui même, parfois, sont susceptibles de diviser plutôt que de rassembler. C'est le commentaire préliminaire qu'a émis, hier, le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Christian Lacasse, après avoir pris sommairement connaissance du rapport.
Avant d'aller plus loin. Une courte biographie de mon passé qui vous permettra de comprendre pourquoi un tel sujet me tient à coeur. J'ai été élevée sur une ferme. Pas une ferme québécoise, mais française. C'est la même chose. Je suis issue du monde paysan. Mon enfance, mes racines.
Un monde qui a terriblement changé. Ici comme en France. C'est mon père, un homme de la terre, qui m'a appris à la respecter. Un vrai, un paysan qui déplorait qu'on utilise de très couteux produits chimiques. Qui avait pris sa retraite avant de voir ses revenus dégringoler. Qui gardait le contact avec la terre en se lançant dans la mélisse bio. Qu'il binait conscieusement. Le juste retour à ses valeurs.
Les problèmes de concurrence, de protection et plus sont semblables, peu importe le pays. Les agriculteurs français tremblent devant les règlements idiots des fonctionnaires européens. Ici on frémit devant l'Oncle Sam et son gigantisme alors on s'est protégé.
D'ailleurs, la Commission souligne très justement que l'agriculture s'est enfermée dans une forteresse à grands coups de lois et règlements qui l'enferment maintenant dans un carcan indestructible qui l'empêche d'évoluer.
L'Union paysanne se réjouit d'un rapport qui marque un tournant historique. Eux qui évoluent à l'extérieur de l'UPA. Plusieurs producteurs biologiques ne reçoivent aucune subvention et se débrouille seuls. Pour eux l'UPA prône trop l'industrialisation alors que l'agriculture devrait rester paysanne.
Pour ceux qui pensent qu'on ne pourrait nourrir tout le monde sans l'industrialisation, le rapport de la FAO (Food and Agriculture Organization) l'organisme spécialisé de l'ONU a admis, "que l'agriculture biologique a la capacité de nourrir l'ensemble de la planète au même titre que l'agriculture conventionnelle, mais avec un coût environnemental moindre."
D'ailleurs, lors d'une recherche pour un article pour la Presse sur le gaspillage alimentaire, j'avais trouvé les chiffres d'un professeur américain qui étudie le gaspillage alimentaire depuis plus de 10 ans. Ce dernier estimait que 40 à 50 % de la nourriture produite est jetée avant même d'atteindre les tablettes des supermarchés. Je ne vous parle même pas de celle qui est jetée après avoir été achetée. Au Québec, impossible d'avoir des chiffres. Les détaillants en alimentation restent muets. Ont-ils honte ?
Plusieurs autres points sur l'agriculture. L'élevage intensif et l'utilisation massive des pesticides et autres produits polluants sont à revoir totalement. Mais je ne jette pas la totalité de la pierre aux agriculteurs, pris entre l'arbre et l'écorce. Entre le distributeur et les compagnies de transformation alimentaire.
Pris aussi par nous les consommateurs qui voulons toujours le plus bas prix. Le plus bas prix pour le steak, pour la livre de tomates, pour la laitue. Résultats : c'est celui qui cultive le produit qui mange la claque pendant que les distributeurs récoltent.
Vous savez, dernièrement le lait a augmenté. J'aimerais bien savoir quel pourcentage de cette augmentation va dans la poche du producteur laitier ?
Alors oui notre agriculture est malade. Malade de ses choix, des vautours qui l'ont dénaturé, des agriculteurs qui ont lâché prise et abandonné leur véritable mission, leur amour pour la terre, des consommateurs qui bouffent n'importe quelle bouillie amalgamée, transformée, produite n'importe où, pourvu que ça soit moins cher.
Après on se plaint que le bio coûte cher. On est tellement habitué à payer des peanuts qu'on ne se rend même plus compte du travail nécessaire à produire des aliments de qualité. Car au fond, ce n'est pas grave, on se fourre tout ça dans la bouche, dans notre corps. Après on s'étonne de pas filer, d'être malade, fatigué.
Avant d'aller faire votre prochaine épicerie, lisez le bouquin de William Reymond, Toxic.
Pour ne pas faire trop long, je parlerai des points environnementaux soulevés par la Commission sur le blogue environnement. Suivez-moi !
+++
On le pensait immortel. Il est parti cet éternel blagueur, Henri Salvador.












Vos commentaires
Je ne connais pas beaucoup le sujet, mais si je me fie au passé récent, j'ai bien peur que les "améliorations" à notre agriculture, orchestrées par le gouvernement Charest, et qui vont porter de jolis noms, soient en réalité des détériorations au profit de la grande industrie toxique...
NOs terres sont appauvries par les produits chimiques et nous nous empoisonnons tous à p'tit feu... STOP!
Soyons vigilant et supportons nos représentants bios, il nous en passe plus d'un sapin, ce vendu de Charest!
Small is beautiful!
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@ Mme Gladel
''des consommateurs qui bouffent n'importe quelle bouillie amalgamée, transformée, produite n'importe où, pourvu que ça soit moins cher''.
Dans votre billet (voir l'extrait ci-haut) vous avez oublié au moins un élément d'analyse : plus de 40% des personnes au Québec étant pauvres ou sur le point de l'être (gagnants 20 000$ ou moins), ils ne peuvent se permettre le luxe de ne pas chercher ce qui est le moins cher s'ils veulent manger et rejoindre les deux bouts. ''Nécessité fait loi.'' Par certains de vos jugements et allégations à l'emporte-pièce, vous démontrez du mépris pour cette classe. C'est inacceptable. Des excuses seraient de mise. Le principal responsable de la malbouffe c'est la course effrénée au profit qui se retrouve majoritairement dans les poches d'une très petite minorité. La solution sera globale ou ne sera pas. Je vous conseille de vous initiez à la pensé systémique. Un bon livre pour débuter, ''Introduction à la pensée complexe '' d'Edgard Morin, un de vos compatriotes . Une juste répartition des ressources et un mode de vie plus simple et moins de consommation serait un bon début.
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Rantanplan : Oh je ne parlais pas des personnes les plus pauvres du tout. C'est une généralité sans nuance mais je pensais plutôt aux gens qui préfèrent acheter une gogosse de plus et payer moins cher leur brocoli.
Car je suis totalement d'accord avec vous sur les causes de la malbouffe.
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depuis que l'agriculture est devenu une idnustrie, on est plus sûr de ce qu'on mange. Avec des compagnies comme Monsanto qui on déposé des brevets sur des graines, qui fabrique des OGM et qui on un quasi monopole sur le monde agricole, ce sujet fait plus peur que la guerre en afganistan. Et pourtant on en parle beaucoup moins. La nourriture, comme l'eau ou l'oxygène, fait partie de la vie. On devrait plus s'en soucier
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le bio encore le bio Cécile. J'ai hâte que quelqu'un parle des vrai conséquence sur l'environnement du bio (plus grande déforestation, appauvrissement des terres etc) personne en parle parce que tout le monde trouve ça tellement mieux...mais le monde sont tellement mal informé et croit tellement ce qu'ils entendent sans aller plus loin...le bio n'est qu'une appellation pour mieux vendre ....
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Je suis toujours sceptique sur les étiquettes style bio dans l'épicerie et je crois que je ne suis pas le seul. Oui, je suis sensible au prix. Parcontre, je comprend que les marchands ajoute le plus de qualificatif pour justifier un prix plus élevé. De là , la confusion dans nos choix des produits. Donc, c'est loin d'être blanc ou noir.
L'été dernier, j'ai essayé le principe équiterre où l'on achète directement d'un cultivateur.Le point négatif est que le choix est pratiquement inexistant. Tu prends ce qui est prêt chez le cultivateur. Parcontre, je peu vous dire qu'il y a une différence dans la durée de conservation des légumes. je n'ai presque pas eu de perte. Est-ce le temp de pousse qui est plus long ou le délai entre la cueillette et mon frigo? Je penche pour la première hypothèse. Bref, j'ai bien aimé l'expérience et je suis certain que j'encourage la culture agricole de chez nous. Je prévois recommencer l'expérience cet été.
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Faire attention lorsque l'on parle d'OGM le seul danger repertorier jusqu'a présent est celui des allergie, les bienfaits son beaucoup plus nombreux que les inconvénients entre autres dans les pays ou la famine sévit, le monopole et les brevets Mosanto sont beaucoup plus dangereux que les OGM. Le problème c'est MOSANTO pas les OGM.
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@Bonjour Mme Gladel, vous êtes très exacte dans votre énoncé. J'ai été moi même dans le domaine de l'agriculture pendant 20 ans et cotisé au syndicat obligatoirement!
J'étais considéré comme une entreprise familiale donc pas rentable pour le syndicat alors ce n'était pas nous qui avions droit aux belles subventions gouvernementales !!!
Mon domaine était le jardinage donc les légumes, OUI il s'en jette énormément. C'est une question de mise en marché, de prix, de concurrences, de transactions, de pouvoir d'achat et bien sûr des "PRODUITS AMÉRICAINS" qui viennent envahir notre marché! Pendant ce temps là , les produits québécois ne se vendent pas ... alors, on les jette ! et on prive les gens à faible revenue de bien manger. C'est une question de marché, de société et de MULTI-NATIONALES AMÉRICAINES.
Pour ce qui est de la question des pesticides, les marchés québécois sont très exigent, ils veulent la perfection dans la "qualité" des légumes, le légume parfait sans aucune imperfection! et on doit être rentable.
Le travail sur la ferme est très demandant, on ne compte pas nos heures, les profits vont en grosses parties aux distributeurs, détaillants, compagnies de transformations, etc.
Pour moi, l'agriculture est une passion !
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Si les gens achetaient QUÉBÉCOIS tout l'été, encourageaient les petits jardiniers, ils pourraient vivre de leurs cultures eux aussi!
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Article intéressant, les intervenants ont fait des commentaires intéressants.
Je suis heureux de voir qu'il n'y ait pas de propos extrémistes sur ce sujet délicat......... jusqu'à maintenant.
Personnellement, je consome en saison des produits locaux, cultivés dans ma région.
Souvent (pas toujours) les produits dits "biologiques" ne le sont pas.
Par contre il y a des produits industriels qui sont carrément dangeureux pour la santé.
À nous de faire le bon choix............selon nos moyens financier.
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@ Brad , Jean , je suis d'accord avec vous.
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@Guy, En achetant directement chez les producteurs les produits sont beaucoup plus abordables. Vous ne payez pas pour le transport, la place du marché, le distributeur, le marchand, etc.
ACHETONS QUÉBÉCOIS ET LOCAL !
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@ Mme Gladel
Ceci est hors sujet, mais je me permet de l'afficher car il conforte mes propos précédant; c'est d'Attali. L'argent et l'incapacité de voir ou est le bonheur est le pire danger.
Le sexe de l'économie
Et si l'économie du sexe était le reflet de l'ensemble de l'économie ? Deux chercheurs américains des universités de Chicago et de Columbia viennent d'étudier 2200 « transactions » effectuées entre 2005 et 2007 par 160 prostituées à Chicago, New-York, Philadelphie et Los Angeles . Leur étude, menée en coopération étroite avec elles et avec la police, montre que la prostitution , miroir grossissant du reste de la société américaine, subissant les mêmes pressions, les mêmes mouvements et les mêmes lois , avec encore plus de brutalité, permet de comprendre un peu mieux le devenir du marché
.
La prostitution est d'abord un métier rentable financièrement : le salaire horaire moyen d'une prostituée américaine (27 dollars) est 3 fois plus élevé que celui d'une secrétaire comptable. Les tarifs varient avec la demande (Par exemple le jour de la fête nationale des Etats-Unis, le 4 juillet, les tarifs augmentent de 30 à 60 %) mais aussi , ce qui est plus étonnant, avec l'origine socio-ethnique du client ( un client blanc paiera beaucoup plus cher qu'un noir) . La prostitution s'inscrit ainsi, avec la drogue, au premier rang, criminel, de l'économie de la distraction.
L'offre augmente aussi avec la demande avec une augmentation du nombre de travailleurs migrants du sexe, pour le plus grand bénéfice des intermédiaires : Les économies développées, malgré leur discours, ouvrent ainsi largement leurs portes aux immigrants dont ils ont l'usage.
En raison de cette rentabilité et de cette mobilité, la prostitution est devenue un des secteurs les plus recherchés par l'économie du crime : des millions de femmes y sont employées contre leur gré, pour un chiffre d'affaires mondial total dépassant les 80 milliards d'euros, dont plus de 15 milliards en Europe avec 70 % des profits allant , en France, à des proxénètes.
La frontière entre l'économie légale et illégale s'estompe. Beaucoup de pays la tolèrent, la légalisent ou s'apprêtent à le faire. Enfin, et peut etre surtout, de plus en plus, l'offre s'ouvre à des « occasionnelles », qui opèrent sans racolage ni proxénétisme, et qui gagne en une soirée l'équivalent d'une semaine de travail. La prostitution cesse alors d'etre un métier pour devenir une occupation ouverte à toutes et à tous. Le mariage, d'où l'argent ne fut jamais absent, devient alliance fugace, purement matérielle. Jamais l'argent ne fut plus roi.
j@attali.com
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Effectivement nous mangeons mal. Tout nos produits sont bourré de chimiques et sûrement qu'il en découle plusieurs maladies.
Mais encore une fois, la solution magique. Payons plus cher, voilà , c'est réglé!
40% a 50% de la population québécoise est soit sur le bs ou au salaire minimum. 10% des riches ne paient pas d'impôts. Le 40% restant est écrasés sous les taxes en tout genre et impôts en plus de payer pour faire vivre les autres. A-t-on les moyens de payer plus cher?
Payons plus cher nos voitures, notre nourriture, nos vêtements, notre transport, notre chauffage. Moi, je veux bien. Si on double mon salaire!
Vous écrivez, les gens ne veulent pas payer plus pour leur nourriture. C'est vrai!
On pourrait payer encore moins cher, si le prix de plusieurs produits n'était pas contrôlé par certains organismes de pseudo protection des cultivateurs.
Le sirop d'érable est placé en grande quantité dans des entrepôts afin d'en maintenir artificiellement élevé le prix. Les producteurs de lait doivent respecter des cotas et jeter de gros surplus de lait sous peine d'amendes sévères. Le prix des œufs est aussi contrôlé, toujours pour une question de prix.
Les surplus de pommes de terre sont étendus dans les champs ou carrément jetés. Cet été, un reportage nous montrait des cultivateurs vendrent leur productions de fruits en parfaite condition, a des prix dérisoires a des Cies qui en font de la confiture. Alors que ces mêmes fruits étaient absents des étalages pour cause de rareté.
Payons-nous trop, assez, ou pas assez? Le bio est-il plus cher parce qu'on lui colle un étiquette bio ou parce qu'il coûte vraiment plus cher a produire? Le bio est-il vraiment bio?
C'est vrai, il y'a un méchant ménage a faire dans le domaine de l'agriculture!
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Une manière bien simple d'encourager l'agriculture biologique et de freiner l'envahissement par les « agrocoprs » aurait été de rendre obligatoire l'étiquetage des aliments transgéniques. Le gouvernement fédéral et le provincial ont voté pour un étiquetage volontaire. Quelle farce ! Résultats nous n'avons aucune idée des aliments qui contiennent ou pas des OGM mais apparemment KÔ Kanada ce serait plus de 70%. Nous Québécois et Canadiens sommes tous des cobayes, probablement les plus dociles de la planète de part notre ignorance et notre indifférence
.La prochaine fois qu'un gouvernement décidera de ce que nous devrions manger, nous devrions exiger un référendum. Y'a vraiment trop de député qui n'ont aucun compétence scientifique pour se prononcer sur un sujet d'une telle importance. Lors du vote sur l'étiquetage des OGM à Ottawa le ministre responsable affirmait en chambre que Santé Canada avait démontré l'innocuité des OGM. Quelques heures après, un responsable de Santé Canada déclarait que Santé Canada n'avait jamais fait ces études et n'en n'avait pas les moyens financier. Comme c'était édifiant de voir ça...un ministre contredit par les experts de son propre ministère
Si vous vous demandez encore d'où peuvent bien provenir tous ces cas d'allergies pensez OGM et vous aurez une partie de la source du problème. En effet, faut aussi considérer plusieurs autres facteurs qui pourraient amplifier le caractère allergène d'un OGM. La pollution atmosphériques, les pesticides et autres composés chimiques industrielles, l'environnement électromagnétique, les prédispositions génétiques, l'état de santé général sont autant de facteurs qui pourraient « moduler » la sensibilité d'un individu envers les OGM
Il y ceux qui vous diront....il y tellement facteur comment savoir que les OGM sont responsables de vos allergies...moi quand j'étais petit je ne connaissais personne qui était allergique aux arachides et le beurre de peanuts n'était pas dangereux! Et pourtant...quand j'étais petit on utilisait encore les huiles à base de BPC comme abat poussière, l'amiante était partout, le DDT était encore utilisé comme pesticide agricole, les essences contenait du plomb, les jouets et la peinture aussi, il y avait plusieurs essais nucléaire à ciel ouvert par année...je ne suis pas convaincu que l'environnement, l'eau, l'air, la nourriture était nécessairement moins contaminés
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Affichage obligatoire des OGM (Ostid Grosse Marde)
Pis une bonne règlementation pour empêcher les marketeux d'abuser de l'appellation "bio"
Hé "Dave", j'ai des p'tites nouvelles pour toi et tes OGMs innofensifs : http://www.ecolopop.info/article/ogm-un-documentaire-qui-derange"
Tu parles de déforestation? La déforestation c'est pour le boeuf McDo et la crisss d'éthanol. L'appauvrissement des sols c'est le CHIMIQUE qui fait ça ! La culture traditionnelle ENRICHIT les sols.
Serais-tu atteint de désinformatite? Mets-toi masque sur la bouche, vite!
;-)
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LUSTUCCC
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Très bon cet article..moi aussi je suis fis de paysan francais ,et installé depuis très longtemps au Québec...Avec l arrivée folle de l éthanol ,qui a fait monter en flèche le prix des céréales comme le maïs et le blé,attendez vous à payer encore plus cher votre panier d épicerie .Un petit mot juste pour le syndicat agricole ici au Québec et j ai nommé l UPA !!!
J ai connu quelques régimes communistes en Europe ,mais à côté de l UPA c est de la petite bière!!! si eux pouvaient passer à la trappe ,ce ne serait pas un mal...mais je suis prêt a parier que je vais crever avant de voir ca...
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quand j'ai dis que les ogm étaient inoffensifs?????
rien ne se perd rien ne se crée
l'appauvrissent des sols c'est quand on ajoute rien aux sol quand on le cultive ça prend du fumier, de l'engrais chimique etc.. Si on cultive que bio ça prendrai plus millions d'hectare de plus pour nourrir la planète (moins de rendement) parce que le fumier ne redonne pas à la terre tous les nutriments que la terre a besoin (plante) cela appauvrie le sol (et il le savent les bio, le président des producteurs bio l'a dit lui même)
En passant, attendez vous à payer votre panier d'épicerie plus cher à compter de cette été, car les réserves mondial sont au plus bas depuis bien des années(les stock sont à 35 jours, quand la norme est de six mois)alors il n'est pas à souhaiter que les récoltes soi mauvaises.
les informations ça ne se trouve pas sur des sites internets pro quelque chose Lustucc, ca se vie
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Eille Dave, le compost et la jachère, ça ne te dit rien?
La bouffe va coûter plus chère parce que c'est l'éthanol qui prend toute la place! ... et c'est voulu ainsi par les grandes banques et FMI pour affamer les pays pauvres et les mettre à genoux.... Créér une rareté comme avec le crisss de pétrole qui pue et qui tue, ça c'est coooool pour les Grands Crosseurs Industriels!
Arrête Dave, tu vas transmettre ta désinformatite!
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Et notre Bourse de Montréal .... là on se fait passer un sapin.
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@dave
En tant que jardinier, on sait très bien que la rotation des cultures dans les champs est très importante pour ne pas épuiser et appauvrir nos sols. Ça aide aussi à la prolifération des maladies.
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lustuccc pauvre lustuccc
tu vois vraiment des conspirations partout.
le compost et la jachère....oui, et tu viens de répondre toi même plus de jachère = plus de terre et le compost sa va en prendre en crisssssss.
je crois qu'il te manque quelque petites info
je sais tu va me trouver un site ou une conspiration pour me répondre mais je te consède la victoire au moin moi je sais comment ca se passe pour vrai.... pauvre lustuccc
n.b. avoue pas que j'ai rien dit sur les ogm
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"Contre" la prolifération des maladies.
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@adam
je suis d'accord
ça aide a ne pas proliféré la maladie tu veux dire
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Ok Dave t'as rien dit sur les OGM... mais tu le penses ! ;-)
Non mais sérieusement, tu préfères te faire empoisonner doucement, d'année en année par la bouffe industrielle de plus en plus synthétique et toxique? Sans chercher d'alternative? Pas moi!
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@ club
serait tu un employer de Monsanto par hazar
il manque une tonne de données a ce que tu dit
Si les compagnie comme Mosanto apporte toujours la faim dans le monde comme arguments de développement
ces que personne ne peut être contre la vertu
mais depuis le temps que l'on nous sert ces arguments sa
fait longtemps que la faim dans le tier monde serait disparu.
tu oublie de mentionner le fait que les plantes modifier et breveté par Monsanto ne serve que les intérest de la compagnie, comme par exemple les rendre résistant a une plus grande quantité d'herbicide, évidament vendu par Mosanto,le fait aussi que d'autres plantes sont modifier pour produire leur propre insecticide, deux problèmes a cela
1 cette insecticide ne disparaît pas par enchantements et
ces dans notre assiette quel se retrouve
2 de plus en plus d'abeilles meure de maladie, si tu considère que ce sont ces même plantes quel butine pour
prélever leur polène elle butine donc dans l'insecticide
ET LE PLUS GRAVE ,SANS ABEILLES IL N'Y A PLUS DE
CULTURE.
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Les agriculteurs sont étouffé par l'UPA, les distiruteurs et fournisseurs, une bonne partit de la production alimentaire québécoise qui est subventionné s'en va à l'exportation, il n'est pas difficile de comprendre pourquoi nous payons 30% plus cher ce que nous mangons au Québec par rapport aux autres provinces, c'est le moment de changer tout cela avant qu'il ne soit trop tard pour les agriculteurs et les consommateurs.
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Premièrement, prenons le problème par le bon bout:
1= 94% des producteurs agricoles sont satisfaits de l'UPA. Donc, pour les 6% qui ne sont pas satisfaits, on ne jettera pas le bébé avec l'eau du bain;
2= avec la mondialisation, les producteurs d'ici n'ont pas le choix d'en être rendu comme des grosses industries. Si tu es petit, et que tu travailles de façon artisanale, tu peux vivre sur ta terrre, mais tu ne pourras pas produire des centaines et des mille livres de carottes, concombres, petites fèves,,,,etc... (êtes-vous déjà allé vous promener dans les grands champs de produits maraîchers dans le coin de Napierville ??)
Alors, les gens vont acheter des USA ou des pays d'Amérique du Sud, ou encore du Maroc.
3= si vous regardez l'émission "la Semaine Verte" à Radio-Canada, vous apprendrez que ce sont les grosses compagnies de Marché d'alimentation (Sobeys, Loblaws...) QUI OBLIGENT LES PRODUCTEURS AGRICOLES à opérer de cette façon. Et même elles obligent les producteurs À NE PLUS ÉTIQUETER L'IDENTITÉ DU PRODUCTEUR AGRICOLE SUR LE SAC de patates, c'est seulement un nom: celui du Marché d'alimentation.
Donc, EN PREMIER, tout part de là : des marchés d'alimentation. Ce sont eux qui font la loi sur les produits maraîchers et agricoles, et ce sont eux qui ont droit de vie ou de mort sur les producteurs agricoles. Et si ce n'était pas du syndicat de l'UPA, il n'existerait déjà presque plus d'entreprises agricoles pour nourrir le Québec.
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C'est vrai que l'UPA n'a pas tout VRAI, mais presque. Enfin, regardez l'émission de la "Semaine Verte" de cette semaine (le dimanche à midi 30 à Radio-Canada, et en reprises à RDI 2-3 fois durant la semaine), pour ceux que le sujet intéresse au plus haut point.
S'il n'existait aucun "quota de production" pour la volaille, les oeufs, le lait, ce serait la fin de beaucoup d'entreprises du Québec, AU BÉNÉFICE DE GROSSES COMPAGNIES COMMERCIALES des USA ou ailleurs dans le monde. Car ces compagnies sont 3 à 5 fois PLUS SUBVENTIONNÉES par leurs gouvernements que les producteurs d'ici, et, sans les quotas, ces compagnies feraient continuellement du "dumping" de leurs produits. Et on n'aurait pas le choix de manger de leur "merde", il n'y aurait plus que ça au Québec; il n'y aurait presque plus aucun producteur agricole québécois.
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Autrement dit, ailleurs, ils n'ont pas de quotas, mais les entreprises en agriculture sont beaucoup plus subventionnées que celles d'ici. DONC, si on veut continuer de jouer de façon "équitable", il faut conserver les quotas et tout.... Car les quotas, CELA NE COÛTE RIEN AUX GOUVERNEMENTS D'ICI, alors que les subventions, ce sont les gouvernements qui les donnent à leurs producteurs agricoles (ailleurs, pas ici).
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DONC, le problème est 100 mille fois plus complexe qu'on peut le croire.
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MOI, JE DIRAIS: au départ, appuyons les producteurs agricoles dans leurs efforts de mieux servir la clientèle québécoise.... Exemple: pour les OGM, ce sont les gros marchés d'alimentation, qui appartiennent maintenant presque tous à des Américains, qui ne veulent pas que ce soit indiqué sur les étiquettes. Les producteurs agricoles, en majorité, NE VEULENT PAS AVOIR D'OGM dans leur culture. Et ces producteurs agricoles voudraient bien indiquer tous les détails du produit sur l'étiquette, MAIS LES MARCHÉS D'ALIMENTATION LEUR INTERDISENT DE FAIRE CELA.
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Mais même les semences qu'ils achètent sur les marchés en vue de faire une production (maïs, patates,...) PROVIENNENT DE D'AUTRES PAYS ET CONTIENNENT DES OGM. Les producteurs d'ici n'ont souvent pas le choix. Mais il suffit d'avoir la pression du public derrière eux pour que les producteurs puissent obtenir de meilleurs produits pour la revente.
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Je pourrais vous écrire des pages et des pages sur les problèmes que les producteurs agricoles D'ICI SONT CONFRONTÉS, et quand cela arrive, eux-mêmes ils disent: "ça n'a pas de maudit bon sens..."
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On le voit..., dans le fond, c'est le gouvernement actuel qui laisse pourrir la situation, qui ne prend pas des mesures régulières pour aider les producteurs à mieux survivre à travers tous ces problèmes. Imaginez ..... en 2003: avec l'élection de Jean Charest, LA ministre de l'Agriculture de l'époque N'AVAIT AUCUN SOUCI DES AGRICULTEURS, ELLE N'ÉTAIT MÊME PAS À LEUR ÉCOUTE, les agriculteurs devaient constamment mettre des cochons ou des vaches devant sa porte, dans son jardin, pour que LA MINISTRE puisse au moins regarder un peu c'était quoi le problème. Absolument ridicule!!!
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En somme, avec ce rapport, ON TENTE DE METTRE TOUT LE PROBLÈME SUR LE DOS DES PRODUCTEURS AGRICOLES DU QUÉBEC, alors qu'ils sont pris entre 2 feux (les marchés d'alimentation et le public), et le gouvernement DE JEAN CHAREST NE FAIT ABSOLUMENT RIEN pour régler le problème à la source, qui serait, AU DÉPART, d'obliger l'identification complète du produit sur l'étiquette, et d'encourager l'achat local chez nous. De cette façon, le "filtrage" des bons producteurs agricoles se ferait graduellement... Il y a d'autres problèmes aussi. Ce ne sont pas les seuls.
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Mais qui va vouloir les entendre maintenant ?
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Pour allé dans la même direction que le commentaire précédent il est temps de cesser les subventions comme example aux porcheries qui viennent s'installer au Québec que pour polluer, ne créant pas d'emplois et dont la production ne sert qu'à l'exportation et enrichir des gens d'ailleurs, c'est une des multiples solutions pour atteindre la souverainneté alimentaire au Québec et faire baisser le prix du porc dont une partie du coût sert à l'exportation.
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Le problème avec les porcheries c'est qu'on en exporte plus de 50% mais qu'on garde 100% du purin.
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Donc si je suis le raisonnement d'agriculture verte, le battage médiatique à propos du rapport, de l'ignominie alléguée de l'UPA et du rejet du rapport tout de suite après pourrait simplement faire partie d'un plan à plus long terme pour nous habituer à l'idée que l'UPA est une mauvaise chose et qu'on ne réagisse pas quand, dans 2 ou 3 ans, ils vont abattre le dernier rempart de protection contre l'invasion des industries agricoles étrangères.
En supposant bien sûr que dirigeants des médias et Charest font le jeu des Industriels... vous avez vu "Zeitgeist" ... et "Outfoxed" ? ;-)
allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18370165&cpersonne=27560.html
.torrent : http://www.mininova.org/tor/599830
emule : http://alterdivx.free.fr/fr/emule_empire.htm#outfoxed
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Donc, en suivant le raisonnement d' "agriculture verte", le battage médiatique à propos du rapport, l'ignominie alléguée de l'UPA et le rejet du rapport tout de suite après, pourraient simplement faire partie d'un plan à plus long terme pour nous habituer à l'idée que l'UPA est une mauvaise chose et qu'on ne réagisse pas quand, dans 2 ou 3 ans, ils vont abattre notre meilleur rempart de protection contre l'invasion des industries agricoles étrangères.
En supposant bien sûr que dirigeants des médias et Charest font le jeu des Industriels... vous avez vu "Zeitgeist" ... et "Outfoxed" ? ;-)
allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18370165&cpersonne=27560.html
.torrent s-t. Fr. : www.mininova.org/tor/599830
Ce qui nous échappe le plusss c'est que les "complots" des Industriels, leurs plans d'acquisitions et de dominations sont habituellement échelonnés sur des décennies ou plusss.
À la vitesse étourdissante que la TV nous entraine, la spirale travail-consommation qui s'accèrère sans cesse, c'est de plus en plus difficile de s'abstraire du tourbillon médiatique quotidien.(C'est probablement voulu ainsi, pour mousser les profits et nous inonder d'"infos sans infos".) On relie de moins en moins les points entre des évènements distants dans le temps, qui semblent dissociés.
http://www.syti.net/JTContents.html
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Le complot UPA-syndicalo-péquisto-libéralo fait la pluie et le beau temps au Kbek.
N'en déplaise à la fée du pays des merveilles, les amerlos n'ont rien a voir la dedans.
Ils achètent chez nous ce qui fait leur affaire et nous vendent ce qu'on veit avoir.
Alors la fée de la pensée magique universelle, sort de ta bulle anti américaine et va voir dans les épiceries. On y trouve des produits de partout dans le monde.
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Étudiante en sciences politiques profil relations internationales, je ne peux m'empêcher de répondre à ce blogue, même s'il date. Je comprends que plusieurs personnes ait vu dans le rapport du positif. Je comprend aussi que le négatif n'ait pas été soulevé, de un parce qu'il est dit de façon si bien tourné qu'on nous le fait passer pour du positif et de deux parce qu'il est en plein dans le discours dominant dont même les critiques n'arrivent parfois pas malgré eux à se sortir.
Dans les recommandations de la comission Pronovost on parle de remise en question de la mise en marché collective. Non ca ne veut pas dire mettre à bas un cartel, ca veut dire cesser de protéger les seules rares productions agricoles qui sont protégées au Québec. Ca veut dire les offrir au libre marché et à la concurrence comme le porc et ces autres productions qui sont actuellement menacées.
Enlever le monopole de L'UPA ne permettra pas aux petits producteurs d'avoir davantage de marché au contraire. Savez vous que les fermes québécoises sont actuellement de biens petites tailles que les fermes américaines? Saviez vous que malgré le prix minimum obligatoire du lait (contre qui tous le monde en a ces temps ci) les producteurs de lait ont on revenu familial de moins 18 000$? pour 12 heures de travail par jour 7 jours sur 7? Saviez vous qu'il y a qu'une poignée de transformateurs qui achète le lait de centaines de producteurs?
Sachant cela, croyez vous encore que de permettre à ces transformateurs d'acheter directement des producteurs sans passer par les fédérations agricoles va donner la chance aux petits de faire leur place? Avez-vous encore cette illusion sur le libéralisme économique? Si 5 transformateurs ont le choix entre 400 fermes, ils vont négocier les prix. Pas à la baisse, à la hausse!
Actuellement, comme dans toutes les productions ce sont les intermédiaires qui font le cash pas les producteurs. Et ce sont ces mêmes transformateurs qui ont eu le plus d'écoute à la comission pronovost et qui ont le plus d'écoute dans nos médias parce que leur discours est le même que le discours dominant néolibéral. Si le transformateur dit au fermier qu'il ira à la ferme d'a coté pour s'approvisionner parce que moins cher, les fermes qui n'ont actuellement pas vraiment de marge de manoeuvre sur leur prix versus leur cout, devront soit vendre à perte, soit s'unir pour devenir des mégas fermes. Comme celles des États Unis qui doivent utiliser des tonnes d'antibiotiques pour pallier à la trop grande proximité des animaux (en passant, autre mythe, le lait québécois, même non bio, de même que le poulet québécois, ne contient aucun antibiotique ou autre produit pharmaceutique parce que c'est interdit)
Que croyez vous qu'il adviendra dans ce contexte des petits producteurs? Ils mourront. Incapable de suivre le rhytme des plus gros, incapable de satisfaire à la demande des transformateurs ayant désormais le pouvoir ultime de la concurrence du marché dans leur poche.
La suite? une fois les forces syndicales divisées en enlevant le monopole de l'UPA, une fois les producteurs non protégés en enlevant le système de gestion de l'offre et de mise en marché collective, les industriels pourront aller plus loin encore et demander de pouvoir s'approvisionner sur les marchés mondiaux comme c'est le cas pour le porc et les autres productions hors de la gestion de l'offre. Nos producteurs, non subventionnés, seront en compétition avec les producteurs américains et européens, hautement subventionnés. et qu'est-ce qui va advenir? La même chose que dans les pays en développement. Nos tablettes vont être UNIQUEMENT remplie de produits d'ailleurs. et nos producteurs vont crever de faim, nos fermes vont disparaitre.
Dérèglementer n'a jamais voulu dire faire plus de place aux petits. Ca résulte toujours au contraire. Mais ça, personne depuis le dépot du rapport le dit. Ou plutôt faux, on le dit, (j'ai écrit à La Presse et j'en connais d'autres qui l'ont fait) mais comme ce n'est pas ca le discours que l'on veut mettre de l'avant (n'oublions pas que les médias sont des consortiums fonctionnant grace au marché donc partisans de la liberalisation) on ne publie que les opinions qui corroborent ce qu'on dit et jette les autres. Laissant ainsi croire que tous le monde est d'accord.
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@agriculture verte
Bravo. Bien d'accord avec toi. (je n'avais pas lu ton commentaire avant d'écrire le miens. Mais ça me rassure de voir que certains ont un regard plus critique )
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